Le coach dijonnais " ne lâche rien ". Débarqué à Dijon en 2002 avec les clés du domaine sportif et bien des incertitudes, le manageur n'a plus aucun doute aujourd'hui, il veut propulser le DFCO en L1.
" Aujourd'hui qui connaîtrait Auxerre sans le football ? ", s'interroge Rudi Garcia. Clairvoyant, l'entraîneur du Dijon Football Côte-d'Or sait mieux que quiconque que le football, et le sport en général, est " un vecteur de communication indispensable pour une ville ", ce n'est pas Calais, le petit poucet de la coupe de France, qui dira le contraire. Reconnaissant ensuite que le dynamisme du club est intimement lié à celui de Dijon : " la ville bouge énormément, il y a eu beaucoup de travail réalisé : le Zenith, la piscine olympique... " et le DFCO bien entendu, invité depuis 2003 dans la cour des grands. Rudi Garcia n'y est évidemment pas étranger. La Ligue 2 dans un premier temps, (et une demi-finale de coupe de France en 2003 aussi), " la Ligue 1 d'ici trois ans ", promet Rudi Garcia.
Pour mettre fin aux rumeurs l'annonçant dans un club de l'élite, le manageur dijonnais redit ce qu'il a déjà maintes et maintes fois annoncé : " C'est le projet sportif du président Jean-Paul Gnecchi qui m'a séduit. À l'époque (en 2002), j'étais courtisé par des clubs de deuxième division, mais ici, on m'a proposé les clés du domaine sportif avec un rôle de manageur à l'anglaise, me permettant de donner les grandes orientations de la politique sportive du club ". Peu de clubs lui auraient offert une telle liberté.
Voilà pourquoi Rudi Garcia est aujourd'hui épanoui : les résultats sportifs sont là, bien installés dans le haut de tableau de L2, à six points du dernier club à accéder en L1, le stade du Parc des sports et le centre d'entraînement des Poussots remis aux normes, le centre de formation... Le club se développe rapidement et dégage " une image de sérieux " chère au stratège et fait naître des ambitions aujourd'hui légitimes au staff dijonnais. " J'ai goûté à la première division pendant six mois, je veux renouveler cette expérience unique avec Dijon, un club que nous avons bâti avec nos valeurs. C'est plus valorisant que de réussir avec un club où tout est fait ", explique le coach.
Ce supporter du Paris Saint-Germain - il est natif de Nemours en région parisienne - mesure le chemin accompli. À 42 ans, cet ancien joueur professionnel a déjà une carrière bien remplie, il se dit d'ailleurs " blindé pour le reste de sa carrière ". Évidemment, avec un père footballeur puis entraîneur, Rudi connaît les affres de ce métier " ingrat ", " celui qui saute quand plus rien ne va ", résume le technicien. Ce qui explique que son père l'oriente vers un bac D plutôt qu'un centre de formation. Mais pas maladroit balle au pied, Rudi fait tout de même carrière, l'année de son bac, en 1982, il est même recruté par Lille.
son palmarès avec le DFCO :
-4ème de national
-3ème de national synonyme de montée en ligue 2 et un parcours de demi-finaliste en coupe de france ( le DFCO avait éliminé reims,st étienne,lens et amiens )
-4ème de ligue 2 avec en prime une victoire contre bordeaux en coupe de la ligue (2-1)
-5ème de ligue 2 avec 60 points le DFCO rate la montée à cause de 6 points
-il prolonge de trois ans avec le DFCO